Le bien, le mal.

Au cours de l'année 2016, le bien et le mal vont continuer à s'affronter.

C’est le thème du dessin d’Alain Signori qui a donné lieu à l’une des sculptures actuellement exposées à La Galerie, 26 rue Bonaparte à Paris.

La sculpture d'un mètre de haut et environ 140 kilos est ici montrée dans l’atelier où elle a été élaborée.

Le bien et le mal, avant de donner lieu à des manifestations extérieures sont d’abord une question de lutte intérieure entre "le chevalier blanc" en acier inoxydable et le personnage creux, apôtre du néant.

Alors, voici quelques réflexions pour aborder 2016.

Aux limites de leurs territoires, les pattes des crapauds buffles grandissent de génération en génération. Cela permet à cette espèce une expansion territoriale exponentielle en sautant de plus en plus loin au delà de la limite.

Les mauvaises pensées sont à nos territoires intérieurs ce que sont les pattes des crapauds buffles à leurs espaces extérieurs : plus on s’habitue à elles, plus elles enflent et gagnent du terrain.

Les mauvaises pensées produisent des situations mauvaises pour ceux qui les émettent et pour ceux qui les subissent.

La meilleure manière de rendre fortes les mauvaises pensées est de s’opposer à leurs manifestations plutôt qu’aux mauvaises pensées elles-mêmes.

Pour s’opposer aux mauvaises pensées qui produisent les situations mauvaises, il ne faut pas simplement produire des pensées contraires, car ce seul lien les rendrait aussi mauvaises.

Il faut produire des bonnes pensées.

Ce texte est une bonne pensée qui en appelle d’autres, car si les mauvaises pensées sont comme les pattes des crapauds buffles aux bords des limites de leurs territoires, il n’y a pas de raison que les bonnes pensées ne se répandent pas aussi selon les mêmes règles mathématiques.